Les 4 types de collègues toxiques

Et comment réagir quand vous êtes face à eux

  Lecture 8 min.  |     |   Jérôme Gallez

Les 4 types de collègues toxiques

Les 4 types de collègues toxiques

On le dit souvent, on choisit ses amis, mais pas sa famille.
Si vous occupez un poste au sein d'une société, il y a de grandes chances que vous ne puissiez pas choisir vos collègues non plus.

Il y a parmi ceux-ci des personnalités intéressantes, mais aussi quelques personnes toxiques. Ces personnes ont tendance à prendre votre énergie, et quand vous devez leur faire face chaque jour, cela peut avoir un impact sur vos performances ou même votre moral.

Changer de travail n'est pas un choix facile. Si vous ne souhaitez pas en arriver là, voici les différentes personnes toxiques auxquelles vous pouvez être confronté, et comment réagir quand vous êtes face à elles.

L'ours grognon

Quoi que vous fassiez, il y aura toujours quelque chose qui ne va pas. Ça ne marchera jamais, il y a une erreur là, tu n'as certainement pas pensé à ça...
Il est utile d'avoir un esprit critique dans l'équipe. Il va jouer l'avocat du diable, et va vous aider à vous améliorer. Mais l'ours grognon, il râle. Il va apporter son lot de critiques chaque jour, lors de chaque discussion ou réunion, sans apporter la moindre solution.

Solution
Quand l'ours grognon soulève un problème, posez-lui des questions et demandez plus de détails. Pourquoi ce projet ne fonctionnera-t-il pas, pourquoi ma proposition ne sera-t-elle pas acceptée ?
Si ces paroles n'ont aucun fondement, la discussion sera vite close, faute d'arguments.
Demandez ensuite à la personne de fournir des solutions au problème qu'elle avance. Cela la sortira de sa zone de confort, et vous permettra peut-être de glaner quelques améliorations.

La commère

C'est le collègue qui discute avec tout le monde. Alors il a forcément entendu que peut-être il y allait avoir des licenciements, ou que peut-être l'équipe n'aura pas de prime cette année.
Ce ne sont que des rumeurs qu'il a lui-même déduites de discussions qu'il a eues avec une personne qui est peut-être au courant de quelque chose. Mais en les répétant jour après jour, il se met en avant comme étant la personne qui détient des informations exclusives, et il alimente des discussions qui minent le moral des gens.

Solution
Ces paroles n'ont, comme pour l'ours grognon, peut-être aucun fondement. Posez des questions sur la provenance des rumeurs et leur véracité.
De qui as-tu entendu cela ? Cela a l'air sérieux, est-ce que tu en es sûr ?
Vous allez à la fois obliger la commère à donner de vraies réponses, mais vous allez aussi l'éloigner. Raconter des rumeurs à quelqu'un qui les remet en question, ce n'est pas drôle.
La meilleure manière de ne pas contribuer à ce comportement est aussi de ne pas y participer, et de couper court si la discussion ne se base que sur des rumeurs.

Le meilleur ami

Le meilleur ami sera toujours là pour discuter avec vous, pour sortir après le boulot avec vous, jusqu'à rentrer dans votre vie privée.
Comme vous êtes meilleurs amis, il n'hésitera pas à se mêler de votre vie de famille, et à faire des remarques sur votre âge, votre apparence...
Que ce soit une personne du sexe opposé ou du même sexe, cela vous met mal à l'aise, car vous n'aimez pas mêler votre vie privée à votre vie professionnelle.

Solution
Ne parlez pas de ce dont vous n'avez pas envie, et dès qu'une discussion dépasse les limites que vous vous êtes fixées, n'hésitez pas à dire que vous avez du travail qui vous attend.
Vous pouvez aussi recadrer votre interlocuteur et rediriger la conversation vers des sujets plus professionnels.

Le bosseur

Le bosseur a du travail. C'est un élément important, et tout le monde compte sur lui.
Mais il est tellement important (enfin, c'est ce qu'il veut faire croire) qu'il est débordé. Il ne parvient pas à terminer ces dossiers primordiaux pour le bien de la société. D'ailleurs, si vous pouviez l'aider, ce serait super (et si vous ne le faites pas, le projet risque de capoter... à cause de vous).
Le bosseur n'hésite pas à faire appels à vos services, et à ceux de vos collègues. Il mènera plusieurs gros dossiers à terme, et en récoltera les lauriers, mais il aura détourné de nombreux collègues de leur mission.

Solution
Répondre à la demande d'un bosseur n'est pas facile. Vous n'avez pas envie de passer pour un égoïste ou un paresseux en refusant d'aider un collègue.
Vous devez bien connaître votre rôle et vos responsabilités.
Vous pouvez aider votre collègue dans des limites que vous vous êtes fixées, sans mettre en danger vos propres objectifs.
Si la demande sort de ce cadre, expliquez que vous êtes flatté qu'il pense à vous pour ce projet complexe, mais que vous avez vous aussi des échéances.
Cette approche transparente devrait plaire au bosseur, qui appréciera votre aide, et qui ira chercher ailleurs s'il en a le besoin.
S'il se fait plus insistant, vous pouvez réexpliquer les objectifs que vous avez reçus de votre supérieur. Il pourra contacter celui-ci si sa demande est conséquente et a des impacts sur votre travail.

Rester positif

Tous ces comportements ne résultent pas forcément d'une volonté de faire du mal. Ils peuvent provenir d'un sentiment d'isolement ou d'insécurité de leur auteur, qui cherchera souvent à attirer l'attention ou à se mettre en avant.

Ne partez pas du principe que les collègues toxiques vous veulent du mal. Restez positif, revenez-en systématiquement à des faits, sans être agressif, et ne participez pas aux discussions basées sur des ragots.

Si malgré tout, vous ne parvenez pas à faire face à votre collègue toxique, vous pouvez lui parler plus directement, en expliquant comment son comportement vous met parfois dans une situation difficile.
Par exemple : "Quand tu as dis qu'il y avait une erreur dans ma présentation devant tout le monde, cela m'a mis dans l'embarras devant mon manager. La prochaine fois, pourrais-tu venir m'en parler directement ?"

Si la situation ne s'arrange pas, vous pouvez en parler à un autre collègue, qui pourra vous donner un avis extérieur. Et en dernier recours, vous pouvez escalader la situation vers votre manager ou vers quelqu'un des ressources humaines dans votre société, sans chercher à incriminer votre collègue, mais en expliquant que son comportement vous met dans l'embarras.

Et à votre travail, lequel de vos collègues est un ours grognon ?

  Lecture 8 min.  |     |   Jérôme Gallez

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